Big Little Lies (2017)

Big Little Lies (2017)Big Little Lies (2017)
Big Little Lies (2017)
Big Little Lies (2017)Big Little Lies (2017)

Can't make a perfect world. No matter what, shit happens.

Reneta Klein

HBO on Youtube : Big Little Lies - Opening Credits

 

Fiche d'Identité : 

 

Nom : Big Little Lies

Année : 2017

Origine : US (HBO)

Nombre d'épisodes : 7

Genre : Drame, Romance, Amitié

Casting :

Madeline Mackenzie est une mère de famille à la vie apparement parfaite. Elle rencontre le jour de la rentrée Jane Chapman, la mère célibaitre d'un petit garçon. Elle lui fait rencontrer sa meilleure amie, Celeste Wright, une femme d'apparence fragile, et les trois femmes se lient d'amitié. Mais à la fin de la rentrée, un accident se produit. Ziggy, le fils de Jane aurait étranglé la fille de l'une des mères les plus influentes de l'écoles. Cet accident qui semble pourtant sans conséquence va bousculer le quotidien de la petite ville de Monterey jusqu'au jour où un meurtre se produit lors d'une soirée pour l'écoles. Qui est la victime ? Qui est le coupable ? Quelles sont les circonstances de cet accident ?




Avis :

 

Une fresque de la société riche actuelle où la perfection règne en main de maître.

 

 

Une simple histoire de meurtre dans une petite bourgade de friqué ? Pas du tout. Si drame il y a, ce n'est qu'un prétexte pour s'immiscer dans la vie des protagonistes. Big Little Lies nous présente la petite ville de Monterey où les apparences sont primordiales et où les femmes abordent toutes de grands sourires figés. Elle sont toutes aussi polies les unes que les autres avec leur enthousiasme tellement exagéré que cela en devient comique.

 

La série s'intéresse particulièrement au regard que porte les femmes sur les autres femmes. La société leur impose de se détester, de se jalouser, se critiquant sauvagement, jugeant l'une sur sa vie sexuelle, ou une autre pour son milieu social, les femmes de la série sont intransigeantes. Ces dernières font tout ce qui est en leur pouvoir pour avoir l'air parfaite parce qu'il n'y a que ça qui compte dans ce monde de faux-semblants où les femmes, empêtrées dans leurs secrets, sont aussi riches que malheureuses. 

 

Les couples, en apparence idyllique, cachent de violent secrets, des passions éteintes que l'on ne ravive plus et des infidélités que l'on cherche à taire. Et si les enfants apportent une touche de légèreté, ils sont surtout une source d'inquiétude... 

Big Little Lies nous demande d'en finir avec notre désirs de perfection, notre attachement aux apparences, et nous incite à la solidarité, la bienveillance, le pardon. Nous sommes contraint d'embrasser nos imperfections et nos doutes.

 

Il faut toujours faire très attention à la mise en scène et dans cette série on peut de suite remarquer l'omniprésence de l'océan dans les épisodes. Ce n'est pas seulement parce que ça fait jolie au montage qu'on nous le montre aussi souvent, mais bien parce qu'il représente les émotions de ses femmes qui ne se montrent que sous leurs beaux jours, alors qu'en réalité elles n'ont envie que d'un chose, c'est d'exploser sous le poids de leur vie et de la pression sociale. La scène de fin nous montre une mer calme mais pas tranquille, prête à changer au grès des émotions de ses femmes désormais soudées et solidaires qui essaient d'accepter l'imperfection de leurs vies.

 

 

Dans cette série, tous les personnages veulent incarner à leur marnière une certaine idée de la perfection. 

 

A commencer par Madeline, la perfectionniste en titre. Elle est aussi pétillante qu'émouvante et nous sert de point de repère dans la série. Elle lie un peu tous les personnage grâce à sa grande gueule et son petit côté fouineuse. Elle veut toujours tout savoir et ne se garde pas de faire part de son opinion ou d'aider ses copines quand il le faut.

C'es Reese Witherspoon qui à la joie d'endosser ce rôle et comme à chaque fois, elle le fait avec brio. Elle brille par la force et la subtilité de son jeu, elle est juste magnifique. 

 

Jane est la nouvelle arrivante que Madeline prend rapidement sous son aile. C'est une mère torturée au passé sombre, mais décidée à aller de l'avant. Elle cherche elle aussi la perfection, veut retrouver une vie saine et moins tourmentée malheureusement, ce n'est pas a Montrey qu'elle va regagner sa paisibilité. Elle va devoir affronter les démons de son passée et devoir les dépasser. Pour elle l'océan, d'apparence calme, enfouit un souvenir douloureux qui tente de refaire surface et qui lui revient sans cesse à l'esprit à la manière de ses légères vagues qui vont et viennent inlassablement. 

Je n'étais pas emballé par la présence de Shaileene Woodley au casting, je pensais qu'elle ne ferait pas l'affaire face au reste du casting. Mais il faut dire qu'elle s'en est très bien sortie et que sa performance ne contrastait pas avec les autres. 

 

Céleste est la plus touchante des protagonistes. C'est une femme forte, intelligente, remarquablement rationnelle, débrouillarde, à qui il n'arrive pas que des jolies choses. Elle forme avec Perry le couple le plus envié de tous, le plus parfait mais comme toujours derrière tout ces faux-semblants s'établie une vérité qui parfois peut être très violente. Elle est totalement lucide quand à sa situation, mais en conflit avec ses désirs et ses pulsions destructrices. Ou commence le mal ? Jusqu'où l'amour peut-il être une excuse ? Combien de souffrance doit-on endurer pour survivre ? Depuis la maison de Céleste on peut voir la mer déchaînée s'abattre sur les rochers à la manière des moments de passion trop intense du couple qui finissent inéluctablement dans la violence. 

Nicole Kindman joue à la perfection cette femme douce et discrète au visage impassible (malheureusement à cause de la chirurgie, mais qui lui sert bien dans cette série) dans toute les situations mais dont le regard trahit. Ils révèlent tant de non-dits et de souffrance dissimulé.

 

Pour parfaire ce trio, deux autres mère de famille sont établies : Bonnie et Reneta.

Bonnie est la nouvelle femme de l'ex mari de Madeline (Nathan). Elle est un symbole de jalousie et d'envie pour Madeline. Cette dernière n'a jamais digeré de s'être fait abandonné par Nathan alors qu'ils avaient une fille ensemble et le voir jouer les époux parfait auprès de Bonnie ne fait que grandir d'avantage sa rancune. Cependant Bonnie n'est pas méchante et comprend la situation de Madeline et fait tout ce qui est en son pouvoir pour l'arranger. 

Quand à Reneta elle incarne la mère moderne, c'est une "career mom". Elle n'a pas sacrifié sa carrière pour ses enfants comme le font la plupart des femmes de ce milieu. Elle est très mal vu par ses "stay at home moms" et une guerre officieuse et déclaré entre ses deux clans. Mais cette guerre résulte juste de la jalousie qu'elles ont les unes pour les autres. En effet, les "stay at home moms" regrette des fois bien amerement d'avoir abandonné leurs emplois au profit de passer plus de temps auprès de leurs enfants et le font payé auprès ce ces "career moms" qui semble avoir tout reussi. Cependant, quand on s'imisce dans la vie de Reneta on voit bien que sa vie n'est pas toute rose et qu'un sentiments de culpabilité la ronge. Elle se sent coupable de passer autant de temps au travail et non auprès de son enfant, elle ne cesse de se remettre en question et un mal profond l'habite.

 

 

Big Little Lies ne comporte pas énormément de dialogue et afin de nous communiquer l'instabilité émotionelle de ces femmes, la musique devient un élément crucial. Que ce soit à travers les haut-parleurs de leur sublimes bagnoles, depuis leurs écouteurs, ou leur système hi-fi, la musique accompagne leurs hauts comme leurs bas, passant d'une soul paisible au notes éléctro, ou encore un air de piano dégoulinant de mélancolie. On pense à remercier Lucie, la fille de Madeline, et son Ipod inexplicablement rempli de morceaux géniaux !

 

 

Une série qui montre la réalité crue d'une relation abusive et l'importance de la solidarité féminine sous fond d'enquête policière. 

 

 

 

Note : 9.5/10

HBO on Youtube - Promo (no spoiler)

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